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Épisode 43

Prélèvement forfaitaire unique ou barème progressif : quel régime d’imposition choisir pour vos revenus de placements ?

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On me pose souvent cette question !
Comme souvent en matière patrimoniale, tout dépend de votre niveau de revenu, de votre tranche d’imposition et de la nature de vos placements.
Avant de répondre à cette question, je vous propose de revoir le fonctionnement de ces deux régimes d’imposition.

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Commençons par le prélèvement forfaitaire unique dit « PFU », ou flat tax. Il s’applique par défaut à l’imposition de la plupart des revenus du capital : les intérêts d’épargne, les dividendes ou encore les plus-values mobilières. Depuis la hausse de la CSG de 1,4% en 2026, le taux global du PFU est désormais de 31,4 % (il était de 30% avant la modification).
Il se compose de deux prélèvements : l’impôt sur le revenu au taux de 12,8% et les prélèvements sociaux au taux actuel de 18,6%.
L’avantage, c’est la simplicité : quel que soit votre niveau de revenu ou votre tranche d’imposition, vos revenus sont taxés au même taux. Cela permet de connaître immédiatement la fiscalité applicable à vos placements. Le PFU peut être particulièrement intéressant pour les contribuables situés dans les tranches d’imposition les plus élevées.
Prenons un exemple concret : vous percevez 1 000 euros de dividendes d’un portefeuille d’actions. Avec le PFU, l’imposition est simple : avec un taux de 31,4 %, vous payez 314 euros d’impôts, et il vous reste 686 euros nets.
Ainsi, même si votre tranche marginale d’imposition est de 30 % ou 41 %, la fiscalité reste plafonnée au taux du PFU. C’est la raison pour laquelle ce régime d’imposition est souvent privilégié par les contribuables les plus imposés.

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Mais il existe une alternative : vous pouvez renoncer au PFU et choisir l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas, les revenus de placement s’ajoutent aux autres revenus du foyer fiscal – salaires, pensions de retraite, revenus fonciers, etc. – et sont imposés au taux correspondant à votre tranche d’imposition. Cette option peut être intéressante pour les contribuables non imposables ou faiblement imposés. Elle permet aussi de bénéficier de certains avantages fiscaux, comme : l’abattement de 40 % sur les dividendes (qui s’applique uniquement pour le calcul de l’impôt sur le revenu) ; la déductibilité d’une partie de la CSG ; ou encore l’imputation de certaines charges déductibles du revenu global, par exemple les versements effectués sur un plan d’épargne retraite dans la limite des plafonds de déduction.

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Attention, il y a un point très important à retenir : l’option pour le barème progressif est expresse : il faut obligatoirement cocher la case correspondante dans la déclaration de revenu) globale et annuelle.
Cela signifie qu’elle s’applique à tous les revenus concernés par le PFU perçus par votre foyer fiscal la même année : intérêts, dividendes et plus-values. Mais, grande nouveauté de la loi de finances pour 2026, l’option n’est plus irrévocable : il sera désormais possible de renoncer a posteriori à l’option pour le barème dans le délai légal de réclamation, si elle s’avère défavorable. Et c’est une bonne nouvelle pour les contribuables !

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En résumé, le PFU offre simplicité et visibilité, avec un taux fixe, aujourd’hui de 31,4 %. Le barème progressif, lui, peut être intéressant pour les contribuables les moins imposés, et pour ceux qui souhaitent réduire l’impôt en allant chercher certains abattements disponibles uniquement en cas d’option. Mais cela nécessite une analyse plus fine de sa situation fiscale.
Si vous souhaitez savoir quelle option est la plus adaptée à votre situation, n’hésitez pas à en parler avec votre conseiller. Il est là pour vous accompagner. C’est son métier.

Par Imelda Massounga, ingénieure patrimoniale chez Groupama Gan Vie

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