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Gan Assurances : ses métiers et ses agents généraux
 

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Les Agents, clé de voute du réseau
Très tôt, les sociétés d’assurances prennent conscience de l’importance du réseau de distribution des polices d’assurances. Afin d’améliorer son efficacité, elles adoptent à peu près toutes les mêmes dispositions. Certes, les Agents se disent « principaux » à la Nationale, ou répondent ailleurs au nom quelque peu ronflant de « directeurs particuliers », mais leurs attributions et leur rôle s’avèrent dans l’ensemble identiques d’une compagnie à l’autre.
 
En septembre 1820, la Royale Incendie a d’ores et déjà nommé 325 Agents principaux, présentés par les inspecteurs de la compagnie qui ont amassé des renseignements sur leurs candidats. Ceux-ci reçoivent du siège social leurs plaques, les instructions et les polices, une circulaire présentant les accords conclus avec les compagnies concurrentes, des conseils pour la nomination de leurs agents particuliers, des lettres aux préfets et maires des grandes villes, des prospectus et des affiches destinés à promulguer l’entrée en activité de l’agence…
 
En 1829, le Soleil organise lui aussi son service d’agences. D’emblée, les administrateurs veillent à nommer eux-mêmes les agents, car ils sont « la cheville ouvrière » de l’organisation. Ainsi, les agents dits receveurs représentent la compagnie dans chaque arrondissement. Ils possèdent seuls le pouvoir de signer les polices d’assurances et restent en contact direct avec le directeur général, qui leur transmet ordres et instructions.
 
Les Agents généraux sont pour l’essentiel des notables locaux, qui dominent à l’époque la vie politique et sociale du pays. A la Nationale, comme au Soleil ou à l’Aigle, on remarque de nombreux propriétaires, notaires, avocats et huissiers, des banquiers, des agents d’affaires, un vérificateur des poids et mesures, des géomètres, des architectes, des secrétaires ou employés de mairie, des négociants et représentants de commerce et, enfin, quelques militaires en retraite.
 
Les agents généraux recrutent eux-mêmes leurs employés, sous-agents, agents secondaires, agents ambulants, agents particuliers ou agents vérificateurs, selon la dénomination de chaque compagnie. 
 
L’inspecteur, une fonction essentielle
Entre les agents, disséminés sur le territoire français, et le siège parisien de la compagnie, les inspecteurs assurent un lien essentiel. Si ceux-ci stimulent et contrôlent déjà les agents d’assurances incendie, ils constituent une fonction indispensable dans le domaine de l’assurance vie. Celle-ci requiert une technique spécifique et complexe, assurée par une formation délivrée par les inspecteurs.
 
Ces derniers, salariés mais souvent intéressés aux résultats, parcourent les provinces pour stimuler les équipes, mettre à jour la comptabilité des agences, régler les sinistres, remplacer les agents négligents ou démissionnaires. Au départ, il s’agit de missions ponctuelles, car les inspecteurs sont domiciliés à Paris et accomplissent leurs tournées à partir du siège social. Plus tard, la poste restante permet d’éviter des allers et retours inutiles jusqu’au siège parisien, l’inspecteur, une fois sa mission terminée, attendant sur place de nouvelles instructions concernant une autre missions… ce n’est que peu de temps avant la guerre de 14 que les inspecteurs sont « endivisionnés », recevant la charge d’un territoire où ils doivent résider.
 
En 1835, la Royale Vie embauche son premier inspecteur et définit de façon générale sa mission.
 
En 1866, la Sécurité Générale conseille à ses inspecteurs de conserver une certaine distance et d’éviter toute familiarité avec les agents.
 

Un inspecteur nommé Georges Bernanos

Né à Paris en 1888, Georges Bernanos, est d’abord journaliste et directeur d’un hebdomadaire monarchiste en 1913-14. Après la guerre, il devient inspecteur de la Nationale Vie, dont son beau-père est le sous-directeur. Il reçoit le contrôle de quatre départements situés dans l’est de la France, en Lorraine.

C’est durant une tournée dans la campagne lorraine, accompagné par l’agent général de Toul, que Georges Bernanos écrira son premier romain Sous le soleil de Satan qui le rendra célèbre. Le jeune écrivain a l’habitude de coucher chaque soir, sur du papier à lettres à en-tête des hôtels où il s’arrête – l’hôtel de la Gare, du Commerce, du Cheval Blanc… -, le manuscrit.

 
                                                                                                                    
 
Un métier noble, l’actuariat
Elite de la compagnie d’assurances, l’actuaire possède la connaissance du calcul des primes. Il reste longtemps l’unique personnel qualifié et diplômé dont disposent les compagnies d’assurances. En 1869, l’actuaire de la Nationale Vie comme, en 1872, celui du Soleil Vie, sortent de l’Ecole Polytechnique. Le terme d’actuaire trouve son origine dans l’anglais actuary, et passe dans la langue française en 1872. Avant cette date, les compagnies d’assurances recrutaient et rémunéraient des personnes dénommées « mathématiciens ». En 1833, on relève ainsi la présence de deux mathématiciens à la Royale Vie. En 1895, le premier congrès international des actuaires consacre ce métier prestigieux. L’actuaire profite, tout au long du XIXe siècle, d’une forte rémunération, à peine inférieure à celle de la direction.
 

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