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Actu Agri 2019
 

Agriculture et société

À la une, décembre 2018

 

PAC 2019

La Commission européenne n’ayant pas utilisé la « réserve de crise agricole », cet été, va rembourser aux agriculteurs les 444 M€ qui avaient été prélevés sur les paiements directs en 2018. 
Malgré plusieurs situations de crise climatique enregistrées en 2018, l’UE n’a pas jugé nécessaire de débloquer la réserve de crise pour apporter un soutien adéquat aux agriculteurs. Les agriculteurs français vont, à ce titre, se voir rembourser 90 M€ par le ministère de l'agriculture.
Les mesures de soutien supplémentaires prises pour faire face à la situation difficile sur le marché de certains secteurs ont été financées par le budget disponible de la PAC. Cela comprend des dérogations à certaines conditions liées aux paiements verts ainsi que des paiements anticipés plus élevés pour 2019.
 
Didier Guillaume a présenté devant les députés de la commission des affaires européennes, les six grands principes soutenus par la France lors des négociations de la future PAC.
Le premier est de préserver une Pac forte et commune sans baisse de budget. Le second est d’accompagner la transformation des filières vers la montée en gamme pour améliorer la compétitivité. Il souhaite donc la mise en place d’un plafond unique de 15 % pour les aides couplées. La France demande aussi le maintien du système européen des IGP et des AOP.
Ensuite le ministre insiste sur la protection des agriculteurs contre les risques climatiques, sanitaires et économiques avec les soutiens directs mais aussi des instruments de régulation et de gestion des risques (assurance ou épargne de précaution). L’ambition environnementale et la vitalité des zones rurales sont les deux derniers principes. 
 
Pour finir, le ministre souhaite rendre la PAC plus compréhensible pour les citoyens grâce à une simplification des critères d’éligibilité et d’admissibilité des surfaces.
 
 

Le nombre d’emplois agricoles augmente

Le 4 décembre 2018 les chiffres provisoires sur l’emploi en France ont été par publiés suite à une étude de l’Insee. Dans toutes les régions de France, le nombre de salariés agricoles est passé de 248 648 à 251 288, soit une hausse de 1,06 %  en 2017 par rapport à 2016. Un taux qui n’a cessé de croître depuis 2011.
En revanche, le nombre de non salariés agricoles a diminué en 2017 : 401 306 non salariés agricoles étaient en activité soit une baisse de 2,22 % par rapport à l’année 2016. Entre 2011 et 2017, ce chiffre a chuté de 9,41 %.
 

Les élections des chambres d’agriculture : enjeu important pour les syndicats agricoles représentatifs

Le scrutin des élections des chambres d’agriculture présente deux enjeux importants pour les syndicats agricoles (la FNSEA, la Coordination rurale et la Confédération paysanne) : D’abord le niveau de représentativité dans le paysage syndical face aux pouvoirs publics et politiques. 
Ensuite le partage de l’enveloppe ministérielle destinée au financement public des organisations syndicales d’exploitants agricoles. Depuis 2013, celle-ci est estimée à environ 13 M€ et ces dotations annuelles sont versées en quatre fois.
Le montant des crédits inscrits sur le budget du ministère de l'agriculture est réparti au prorata du nombre de suffrages et de sièges obtenus dans l'ensemble des départements rapporté au total des suffrages et des sièges obtenus par l'ensemble de ces organisations (loi de finances de 2002).
Avec cette réforme, les rapports financiers de la FNSEA s’estiment à 4,2 M€ ces dernières années soit une baisse de 600 000 € de subventions publiques. La Coordination rurale quant à elle, perçoit près de 2,5 M€ de subventions publiques avec une dotation annuelle qui a augmenté de 200 000 €. 
Enfin, la Confédération paysanne, avec 2,3 M€ de subventions, reçoit environ 800 000 € de plus sur les six ans par rapport à la mandature précédente. 
 

Digital-Agri Numérique - Cyber-sécurité : tous concernés

Les machines agricoles sont de plus en plus bardées de capteurs et de technologies, source alimentaire pour les délinquants. Selon un sondage, la moitié des agriculteurs considèrent que les données de leur matériel ne sont pas en sécurité. Il est donc important de sensibiliser les principaux constructeurs de matériels aux risques que leurs machines encourent en cas d’attaque cybercriminelle. 
Pour le moment, les attaques ciblent plutôt le secteur automobile et bancaire. Cependant, avec la vulgarisation de l’Isobus, des clés USB, de la 3G ou des connexions sans fil.… les portes d’entrée sont nombreuses pour les hackers. Ils pénètrent dans le système et le détournent. 
La plupart des constructeurs négligent la sécurité de leurs logiciels et préfèrent se concentrer sur les fonctionnalités. Cependant, les attaques se multiplient. La faille est souvent au niveau de l’échange de données avec l’extérieur. Quand un tracteur communique avec son constructeur via la télémétrie, le plus souvent les données ne sont même pas cryptées alors entrer dans le système est très simple.  
 
 
47 % des agriculteurs équipés de GPS sur leur exploitation
Lors d’un sondage réalisé en octobre 2018, plus de 47 % des agriculteurs déclarent être équipés d’un système de positionnement par satellite sur leur exploitation. La plupart l’utilise pour le guidage ou l’autoguidage de leurs matériels. 14 % déclarent être équipés d’un système de positionnement RTK précis à plus ou moins 2 cm et presque 33 % sont équipés d’un système GPS classique d’une précision de l’ordre de 20 cm. 14 % envisagent d’investir dans l’un de ces systèmes et 38 % ne trouvent pas d’intérêt à cette technologie.
 
Un second sondage est venu compléter le précédent. 23 % des répondants déclarent disposer d’un tracteur autoguidé et 22 % d’une assistance au guidage. Ils sont 45 % à utiliser un tracteur « piloté » par satellite. 11 % déclarent souhaiter investir dans un dispositif de ce type et 43 % ne sont pas intéressés par cette technologie.
Souvent commis dans les concessions, les vols d’antennes et terminaux GPS deviennent la cible des voleurs. C’est avec ce constat que John Deere a émis une note de sensibilisation auprès de son réseau pour inciter les utilisateurs à démonter les GPS le soir. Son système de garantie renseigné permet à n’importe quel concessionnaire dans le monde d’identifier le composant volé lors d’une demande de réactivation du numéro de série. D’autres mesures on été adoptées comme le dernier dispositif SF6000 disposant d’un blocage par clé numérique. 
 

La France : le système alimentaire le plus durable du monde

L’index  de durabilité est un palmarès mondial qui analyse la façon de produire et de consommer de 67 pays, représentant 4/5 de la population et 90% du PIB mondial. 
Cela fait trois ans que la France est première au classement de durabilité des systèmes alimentaires, suivie par les Pays-Bas et le Canada. 
Le calcul se base à partir d’une quarantaine d’indicateurs, répartis en trois catégories : la gestion des problématiques nutritionnelles, la durabilité des méthodes agricoles et enfin le gaspillage de l’eau et de la nourriture. 
 
D'ici 2050, il faudra pouvoir nourrir 10 milliards de personnes tout en contenant le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius. 
Etant donné que le système alimentaire mondial est responsable d’un tiers de toutes les émissions de gaz à effet de serre, il est primordial d'ajuster les infrastructures et processus dédiés à l'alimentation de la population pour les rendre viables écologiquement. 
 

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